
En première partie de l’année 2011, et en provenance de l’équipe Cervélo, le Canadien Dominique Rollin avait été l’une des grandes satisfactions de l’équipe FDJ, ayant su assurer de bons résultats tout en ayant beaucoup apporté au groupe des classiques. Il fait part de ses objectifs pour 2012.
Dominique, comment vas-tu ?
Je suis à peu près dans les mêmes dispositions que l’an dernier bien qu’ayant souffert d’une pneumonie pendant trois semaines en novembre. Heureusement, les mois de décembre et janvier ont été cléments à Gérone où je demeure et j’ai pu très convenablement travailler.
Tu as été très actif aujourd’hui, au cours de cette quatrième étape du Tour du qatar, où ton équipe s’est enfin montrée à son avantage ?
C’est une course de rentrée mais ce Tour du Qatar, lors des trois premières journées, a été différent en raison du vent presque inexistant. Cela a donné une course un peu déroutante. Puisque ce n’était pas dur, mes équipiers et moi avons rallongé les journées. Le vent est réapparu aujourd’hui et en effet nous étions plus à l’aise.
Les classiques constituent ton objectif ?
Absolument, comme l’an dernier. En 2011, pour la première fois j’ai eu l’occasion de jouer ma carte après avoir travaillé plusieurs saisons pour Hushovd ou Haussler. Je pense avoir bien appris. J’espère avoir simplement un peu plus de réussite que l’an dernier. J’ai souvent connu des pépins mécaniques, une roue arrière cassée dans Gand-Wevelgem, un dérailleur hors service dans Paris-Roubaix, dès le secteur de Wallers-Aremberg.
Comment juges-tu ton équipe pour les classiques ?
Elle est forte. Elle a certes perdu un coureur très important avec Frédéric Guesdon qui, je l’espère, va revenir vite, mais s’est renforcée en engageant deux guerriers, David Boucher et Gabriel Rasch. Nous sommes un bon groupe que les deux ou trois grosses écuries mésestiment encore un peu mais nous devons en profiter pour trouver l’ouverture comme l’avaient fait Steve Chainel et Yoann Offredo dans Milan-San Remo. Je pense qu’on va marquer les esprits. L’an dernier, il ne faut pas oublier que Yoann s’est blessé dans Gand-Wevelgem et que William Bonnet n’a pas réellement pu s’exprimer. Moi, ça fait des mois que je suis concentré sur les courses du printemps.
Tu n’as pas profité de l’hiver pour aller un peu au Canada ?
Non, ça me manque terriblement mais c’est un choix que ma famille et mes amis comprennent. Les aller et retour en avion sont trop fatigants, je ferai ça plus tard. Je suis donc resté à Gérone où les conditions de travail sont idéales. Mine de rien, nous sommes entre 40 et 50 professionnels installés là-bas et il est bien rare que je m’entraîne seul. Même le 1er janvier !
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