
Au terme d’un long voyage en provenance d’Australie qui s’est achevé mardi dans la journée, Frédéric Guesdon avoue subir le contrecoup de sa blessure, une fracture ouverte de la hanche contractée pendant la première étape du Tour Down Under. Il espère être en mesure de disputer Paris-Roubaix le 8 avril mais, lucide, comprend que le défi sera difficile à relever.
Je suis très heureux d’être avec ma femme et mes enfants mais physiquement c’est un peu dur. Je ne dors pas bien. L’hématome est vraiment important et se déplace dans le dos. Il me gêne et je ne trouve plus ma position pour dormir. Il y a le décalage horaire, le voyage. C’est un peu compliqué mais je ne suis pas mourant.
En Australie, le médecin m’a parlé d’un arrêt de trois mois et j’ai pris un gros coup sur la tête. Ici, un médecin me dit qu’il est possible que je sois en mesure de faire du vélo dans un mois. Dans la lancée, c’est vrai, j’ai évoqué Paris-Roubaix avec les journalistes de Ouest-France et du Télégramme de Brest et tout le monde l’a repris. C’est vrai que ça va me motiver quand je vais pouvoir reprendre l’entraînement mais ce ne sera pas simple…
La norme est que pour un mois d’arrêt, il faut deux mois pour revenir et nous voilà déjà fin avril. Je vais tout donner pour disputer Paris-Roubaix mais il n’y a pas que la condition physique. Ces classiques pavées sont différentes, c’est une question de mental. Il va falloir que je retrouve ma place dans le peloton et je ne pourrais pas me permettre de trainer à l’arrière, il va falloir combattre. C’est vrai, il y a trois ans, je m’étais cassé la clavicule et j’avais quand même fait Paris-Roubaix mais la coupure avait été d’une semaine et demi seulement. Bien sûr que je rêve d’y être mais je suis lucide. Et puis si c’est pour être au départ de Compiègne et être distancé dans le premier secteur pavé, ça ne m’intéresse pas. C’est un sacré challenge.
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