
Le bilan de l’équipe FDJ-BigMat dans le Tour d’Oman est très satisfaisant, Martial Gayant et ses hommes pouvant apprécier les quatrième et cinquième places de Sandy Casar et Arnold Jeanesson au classement final, la deuxième place au classement par équipes, les places d’honneur de Nacer Bouhanni dans les sprints et l’implication de tous les équipiers tous les jours.
La cinquième étape samedi, jugée dans la difficile ascension de Jabal al Akhdhar, symbolise bien ce que fut l’équipe FDJ-BigMat pendant une semaine. Le matin au briefing, le discours de Martial Gayant avait été assez agressif, dans le bon sens du terme, et chacun, acquiesçant sans rien dire, avait eu sa mission fixée par leur directeur sportif.
« Les gars, votre place est en tête de peloton et vous allez la prendre, leur a dit Martial. David Boucher et Gabriel Rasch vont travailler derrière les échappés, quand l’écart sera à 5-6 minutes. Au contrôle de ravitaillement (km 110), votre journée sera terminée. Nacer Bouhanni et William Bonnet viendront chercher les bidons et puisqu’il fait très chaud, vous aurez beaucoup de travail. Mathieu Ladagnous, tu es le troisième homme pour le classement par équipes, tu vas devoir te battre comme un leader. Comme Sandy Casar et Arnold Jeannesson. Enfin Dominique Rollin, dans le final, va veiller au placement de nos trois hommes protégés avant d’attaquer la montée finale… Quand ces trois hommes devront s’arrêter sur ennui mécanique ou pour satisfaire un besoin naturel, ils seront toujours attendus par deux d’entre vous !»
Plan respecté à la lettre par les coureurs du Trèfle. Mieux que ça même puisque David et Gabriel ont roulé en tête de peloton jusqu’au km 150, vent de face, et avec l’aide des coureurs de Katusha.
« Quand je me suis écarté, dit David, je n’avais plus rien à donner… »
Dans le final, après l’attaque décisive de Nibali, Sandy a été le premier à réagir, faisant exploser le groupe des costauds suivi des seuls Velits et Slagter, ce dernier finissant par payer ses efforts, a été débordé par Arnold Jeanesson, quatrième de l’étape à 5 secondes de Sandy, à 25 secondes du vainqueur Nibali.
« Je n’aime pas les montées sèches, dit le déjà très affuté Sandy Casar, mais je suis satisfait. Les jambes sont là et je vois qu’Arnold est aussi bien disposé que moi. C’est très positif avant Paris-Nice. »
Le lendemain, tout a été mis en œuvre pour favoriser Nacer, de nouveau volontaire et capable d’accrocher une belle cinquième place du sprint massif gagné par Kittel devant Sagan, Farrar et Galimzyanov. Après deux sixièmes, une troisième et une quatrième places.
« Je suis très satisfait de mes troupes », disait Martial Gayant avant de regagner l’hôtel. Nous avons formé une équipe et le résultat obtenu revient à tout le monde. Cette semaine comme au Tour du Qatar, la philosophie était bonne… »
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