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Arnaud Démare huitième après la chute de 5 de ses équipiers

le 08 mai 2016 - Tour d'Italie, Etape 3
Autant la première étape en ligne du Tour d’Italie s’était bien passée samedi, autant celle de dimanche a accablé les coureurs de l’équipe FDJ même si Arnaud Démare a démontré avoir de sacrées jambes en prenant, seul, la huitième place du sprint gagné par Kittel (Etixx-Quick Step), nouveau maillot rose.

Seul parce qu’une chute à 10 kilomètres de l’arrivée a jeté à terre cinq de ses équipiers. Depuis deux heures, le peloton était très nerveux, avait déjà vécu beaucoup de chutes, dont l’une fatale à Péraud (ag2r-La Mondiale). Toute la journée, le Trèfle avait couru groupé et c’est en essayant de se mettre en action pour préparer le sprint que la chute est arrivée sur la gauche de la route.

Olivier Le Gac a mis pied à terre sans tomber mais Arnaud Courteille, Ignas Konovalovas, Marc Sarreau, Alexandre Géniez et Murilo Fischer, ce dernier étant le plus touché à un poignet, une main et à une fesse sans que sa participation aux prochaines étapes ne soient compromise !

Le peloton roulait déjà très vite et Alexandre Geniez se devait d’éliminer au plus vite une cassure mais avec l’aide du seul Mickael Delage, il a franchi la ligne d’arrivée avec 1’37’’ de retard.

Dans le sprint, Arnaud Démare s’est placé seul mais forcément il lui était difficile de se battre à armes égales. Ses 100 derniers mètres lui permettant de remonter plusieurs coureurs ont simplement démontré qu’il a, actuellement, de très bonnes jambes.

« Tout le monde était très nerveux, dit Arnaud. Le vent, les routes, le monde pour nous encourager. On avait peur des cassures, il y a eu beaucoup de chutes. J’ai vu cinq de mes équipiers tomber, je suis passé tout juste. Alexandre prend une cassure. C’était bien parti hier mais tout s’écroule un peu. »

Dans la foulée d’une étape usante, les coureurs devaient se dépêcher de prendre la route pour Amsterdam d’où ils devaient décoller lundi matin en direction de l’extrême sud de l’Italie.

« Ce sera lever à 7h10 pour le décollage à 9h et 2h40 de voyage, précise Frédéric Guesdon. La journée qui nous attend va permettre de digérer ce qui est arrivé. Ce soir, Alexandre Géniez a pris un coup au moral avec cette cassure mais le Giro est long et avec le temps pris au cours de cette étape, il aura une plus grande marge de manœuvre les jours prochains, qui sait pour prendre une échappée et se replacer au classement général. 3 semaines c’est long, et un Grand Tour sans une journée difficile c’est rare mais rien n’est compromis.»

Vos commentaires

Publié le 10 mai 2016 à 10:26, par charles
Il y a souvent des jours "sans" le principal est que la chute ne soit pas trop grave,3 semaine c'est long, alors il reste beaucoup d'espoir pour la suite.
Publié le 09 mai 2016 à 12:33, par denis billamboz
Dans le final, Démare était vraiment très fort, dommage qu'il parte de si loin.