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Entretien avec Arnold Jeannesson

le 18 déc. 2013
Arnold Jeannesson est venu en voisin à Pen Bron pour le premier stage d’avant-saison réunissant tous les coureurs de l’équipe FDJ.fr mais pour lui le plan a changé. Si l’hiver dernier, il devait surtout oublier une saison 2012 compliquée par les ennuis de santé et les chutes, il a en tête cette fois de profiter de la régularité constatée l’an dernier pour revenir au plus haut-niveau, épauler Thibaut Pinot et gagner des courses.

Comment vas-tu Arnold ?

Ça va bien, j’ai bien coupé après les courses au Canada, mi-septembre. Pendant un mois je n’ai pas touché au vélo, je suis parti en vacances en France mais au soleil et depuis, j’ai bien travaillé.

Quel bilan as-tu fait de ta saison 2013 ?

A l’exception du Giro où j’ai connu une grande déception avec cette chute provoquant mon abandon lors de la neuvième étape, ce n’était pas mal. J’avais vraiment envie de faire un résultat, j’étais le leader de l’équipe. Après dans le Tour, ça n’a pas été terrible pour l’équipe mais personnellement, ce n’était pas mal. J’ai essayé de gagner à deux reprises et j’ai fini troisième à Gap. Dans l’autre étape, à l’Alpe d’Huez, j’ai fini trentième… J’ai fait un Top 10 dans la Clasica San Sebastien. Au final, j’ai ressenti le besoin de souffler. La saison a été longue puisque j’avais commencé par le cyclo-cross (deuxième du championnat de France).

Il y a un an tu étais dans un contexte différent puisqu’il te fallait gommer le temps perdu par les blessures et maladies ?

C’est vrai que je n’avais eu que quinze jours entre le cyclo-cross et la route. C’était nécessaire pour moi de le faire. Cette année, je vais continuer de disputer quelques cyclo-cross pour le plaisir,  une dizaine au lieu de seize, pour limiter les déplacements mais la priorité c’est la route.

Avec néanmoins l’espoir d’un bon résultat au championnat de France de cyclo-cross?

Oui bien sûr… Le niveau d’ensemble en France n’est pas très élevé et s’il ne connaît pas de souci, Francis (Mourey) sera encore champion de France mais on ne sait jamais. C’est peut-être accessible… Je ne lui souhaite pas.

Comment envisages-tu ta saison ?

Je vais l’axer sur le Tour de France, en épaulant Thibaut Pinot qui a une revanche à prendre. Je vais disputer le championnat de France de cyclo-cross et celui de Lanarvily la semaine suivante avant de ne penser qu’à la route. Le Grand Prix d’Ouverture pour voir où j’en suis, le Tour d’Oman (avec Thibaut Pinot et Kenny Elissonde), les Boucles du Sud-Ardèche et Paris-Nice qui est un premier objectif naturel.

Et ton printemps sera conventionnel ?

Plutôt oui avec le Tour de Catalogne où je vais retrouver Thibaut, puis le Tour du Pays-Basque. Nous devons marquer des points dans ces courses World Tour ! Ensuite, je vais disputer les classiques ardennaises dans une équipe qui sera assez forte avant de couper au mois de mai et de focaliser sur le Tour de France.

Où les places seront chères… C’est d’ailleurs le cas pour toutes les courses désormais, les places sont chères dans l’équipe FDJ.fr ?

Et c’est très bien que ça aille dans ce sens-là. Les choses sont claires, l’équipe travaille pour les sprinteurs et pour Thibaut et cela nous implique tous, cela nous rend sérieux et appliqué. Je suis à ma place dans cette équipe. Bien entendu, je compte bien gagner une belle course mais je sais aussi que les occasions seront rares. Moi, je ne prends pas les échappées et il me reste les arrivées au sommet mais je ne suis pas le meilleur grimpeur. Je peux dire que je prends autant de plaisir à voir gagner mon leader et cela ne m’empêchera pas de faire des résultats.

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