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Kenny Elissonde échappé avant une attaque de son leader

le 22 mai 2015 - Tour d'Italie, étape 12
Alexandre Géniez s’est souvenu de sa déconvenue de la veille quand il parvint à rétablir une situation délicate après avoir été piégé dans la deuxième partie du peloton à plus de 50 kilomètres de l’arrivée. Ainsi donc, après une échappée de Kenny Elissonde, le leader de l’équipe FDJ a attaqué dans le final de la douzième étape du Giro gagnée par Philippe Gilbert (BMC), son action provoquant une nette sélection du peloton.

« Le temps passe vite, explique Martial Gayant, et puisque vendredi l’étape toute plate est réservée à un sprinteur, samedi c’est le contre la montre, dimanche une arrivée au sommet, j’ai suggéré à mes coureurs, le matin à Imola, de ne pas rater la bonne échappée. »

Ladite bonne échappée a mis un temps fou à de dessiner, plus de 60 kilomètres après une première heure couverte à 52 km/h. Cédric Pineau a beaucoup bataillé pour en être, vainement. Kenny Elissonde s’est retrouvé devant sans le vouloir vraiment.

« Ils étaient cinq, pas assez nombreux à l’avant, explique Martial. Quand l’écart a été de 2’15’’, les équipes Orica-GreenEdge, Movistar puis Etixx-Quick Step ont engagé la poursuite, c’était déjà foutu. »

Kenny repris, Alexandre a encore patienté un peu avant d’attaquer lui-même. Après avoir passé une côte difficile et présentant un passage à 17%, bien assisté de Francis Mourey et Kevin Reza, le leader du Trèfle a attaqué au tout début d’une descente sinueuse et piégeuse et marquée par plusieurs chutes. Pas à l’aise sur un revêtement très glissant, Alexandre a frôlé la correctionnelle à quatre reprises mais quand il fut repris au bas, ils n’étaient qu’une trentaine de coureurs encore concernés par la victoire d’étape.

« Dans le final il a senti un peu la fatigue, poursuit le directeur sportif de l’équipe FDJ, et dans l’ascension finale du Monte Berico le groupe s’est scindé en trois cassures. Alexandre a fini à 11 secondes de Philippe Gilbert mais en étant au contact des meilleurs il a assuré l’essentiel. Il est toujours 19e du classement mais a commencé à grignoter un peu de temps aux coureurs qui le précèdent. »

Vos commentaires

Publié le 23 mai 2015 à 11:05, par Jac34
Pas évidente cette descente et j'avoue que voir Alexandre s'arrêter à chaque virage était impressionnant. Au début on pense à l'appréhension des coureurs de la FDJ dans les descentes, mais quand on voit ensuite des coureurs Astana faire un tout droit dans un virage, on se dit qu'il y a des raisons à la prudence d'Alexandre. La pluie a toujours été l'ennemie des cyclistes.