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Tour d'Italie - étape 4

le 13 mai 2014
Mais quelle étape ! Quelle victoire ! Nacer Bouhanni n’a pas seulement obtenu à Bari sa première victoire d’étape dans le Tour d’Italie, il est devenu un héros. Dans un final durant lequel il a connu toutes les émotions, il est parvenu avec l’aide de ses équipiers dévoués, à reprendre sa place en tête de course, à se mêler à un sprint qui s’était mal engagé mais qu’il a su gagner de toute sa hargne.

Cette journée avait commencé par un coup de théâtre, le renoncement de Marcel Kittel (Giant-Shimano), le lauréat des deux premières étapes. Atteint de fièvre, l’Allemand n’a pas pris le départ. Deuxième coup de théâtre, sur les routes excessivement glissantes du sud de l’Italie, les coureurs se sont mis d’accord pour ne prendre aucun risque, pour obtenir la neutralisation de la course, les temps étant finalement pris sur la ligne d’arrivée à l’amorce du dernier tour.

Au moment où les sprinteurs commençaient à lutter, Nacer Bouhanni a été victime d’une crevaison, après en avoir déjà souffert à 25 kilomètres du but. Il est reparti vite, les oreillettes ne marchaient pas, ses équipiers l’ont attendu, Laurent Pichon, le premier.  Constatant la nervosité ambiante, Martial Gayant est monté à sa hauteur pour le calmer, pour lui demander de ne pas tout perdre en prenant trop de risques. De rester concentré.

Son équipe s’est remise en ordre de marche et sa remontée du peloton s’est alors passée sans anicroche. Il était bien revenu en tête à trois kilomètres de l’arrivée. La pluie venait de faire son apparition et les chutes, dès lors, n’ont pas cessé.

Juste devant lui, sur la gauche, Borut Bozic (Astana) est tombé, Nacer est parvenu à l’éviter en faisant un tout droit. Johan Le Bon l’a alors ramené devant, sur les six coureurs qui avaient réussi à tenir leur place. A l’amorce de l’avant-dernier virage, Nacer était de nouveau dans le jeu. Dernier virage très glissant, la roue arrière qui se dérobe un peu et il constate que Tom Veelers (Giant-Shimano) a pris dix mètres d’avance.

Il a lancé son sprint, de loin, a pris les devants pour franchir la ligne d’arrivée, la tête dans les mains. Quel exploit !

« J’ai crevé de la roue avant, explique-t-il après avoir remercié et embrassé ses équipiers, un par un. C’était très difficile, ça roulait très vite mais je n’avais plus rien à perdre. J’ai eu la chance d’avoir une grosse équipe qui m’a ramené dans le peloton. J’ai glissé deux ou trois fois et dans la dernière ligne droite, j’ai mis tout ce qu’il me restait. Je le répète, j’ai gagné grâce à mes équipiers, sans eux, c’était impossible. J’ai eu un grand Johan Le Bon qui a bouché les 50 derniers mètres dans le dernier kilomètre, sans lui je ne l’aurais pas fait. Avant ça, j’ai calculé les risques. J’ai vu tellement de coureurs tomber qu’il fallait rester concentré. Je n’ai pas eu peur parce que ça n’évite pas le danger. La pluie fait partie du vélo. Et j’ai gagné. Je l’attendais cette victoire. C’est une grosse satisfaction de même que ce maillot rouge du classement par points. Je vais le défendre et essayer de le garder le plus longtemps possible. »

Forcément, et puisque ce sujet semble le seul depuis plusieurs jours qui intéresse vraiment, Nacer a parlé de son avenir, sans parler de la décision, qu’il n’a pas encore prise.

« Plusieurs équipes veulent m’engager, mais rien n’est fait. On parle beaucoup de moi, je laisse parler les gens, je ne tiens pas compte de nos détracteurs. Le plus important c’est moi, ici, dans le Giro. »

Non loin de là, Martial Gayant ne cachait pas son bonheur. Lui qui en a déjà connu dans le Tour d’Italie. « On a pris du plaisir, c’est une belle victoire d’équipe. Nacer a été victime d’une crevaison, on l’a dépanné, l’équipe entière s’est mise à son service, tout ce qu’on avait préparé pour les derniers kilomètres est tombé à l’eau mais ensuite, ce qui s’est passé, c’est magique. Il y a eu un bel esprit de partage, c’était beau à voir. Pendant l’étape on ne s’est pas laissé déconcentrer par ceux qui voulaient arrêter la course. Nous sommes concentrés sans tenir compte de ce qui se passait dans le peloton. D’autres étapes nous attendent, mais on va profiter de ce qu’a fait Nacer qui a agi comme un guerrier qui ne lâche jamais rien ! »

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