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Tour de France étape 15

le 21 juil. 2014
Un énorme soulagement
Il suffisait de voir les tenues trempées des coureurs, leurs visages fatigués, pour mesurer le stress qui fut le leur dans cette quinzième étape du Tour de France, disputée dans l’orage en grande partie, soumises aux fortes rafales de vent, couvertes sur des routes détrempées et parsemées de ronds-points.

Dans le bus, suivant les derniers kilomètres de cette étape que le Néo-Zélandais Jack Bauer (Garmin-Sharp) n’a pas gagnée à vingt mètres près après 222 kilomètres d’échappée en compagnie du champion de Suisse Martin Elmiger (IAM), Marc Madiot est exsangue, blême et sans voix, n’ayant pas réussi à s’alimenter de toute la journée, la gorge nouée. La victoire au sprint du Norvégien Kristoff ponctue une étape qui faisait peur.

« Ce sont des journées assez terribles,lâche-t-il en souriant quelques minutes plus tard. Aujourd’hui, sur un coup de bordure, on pouvait tout perdre… »

Quelques minutes plus tard, Yvon Madiot semblait avoir pris dix ans en une journée. « Quel stress ! C’était trop important, dit-il, on a mis toute l’équipe autour de Thibaut, même Arnaud Démare qui a bien travaillé en début d’étape. Il y avait la crainte des bordures et pour ne rien arranger, radio-tour a annoncé en début de journée que Thibaut avait consulté la voiture médicale en raison d’une douleur à un genou. Et quand je lui ai demandé en cours de journée, comment il allait, il ne m’a pas répondu. L’oreillette ne devait pas fonctionner… »

« Je me suis mis un petit coup de guidon, dit Thibaut en roulant quelques minutes sur home trainer avant de rejoindre Carcassonne pour la journée de repos, et par précaution, j’ai demandé un antalgique… »

Comme prévu, il y a eu du vent et l’équipe BMC de Tejay Van Garderen a vivement accéléré à 70 kilomètres de l’arrivée. Il s’avère que Thibaut, bien placé, n’a jamais été en panique. Il est resté bien placé.

« Par moments, j’ai perdu mes équipiers, dit-il, mais dans ce type d’étape, tout le monde est nerveux, les ronds-points et la pluie n’arrangeaient rien, mais je les ai vite retrouvés, ils ont fait un super boulot. Après, la pluie est tombée vraiment très fort, le vent a tourné, mais il n’y a pas eu de nouvelle alerte. C’était stressant, c’est tout… »

« C’est une journée de passée et celle-là faisait peur. Maintenant, comme tout le monde, j’ai besoin de récupérer, de bien profiter de ma journée de repos. Je vais dormir, faire un peu de vélo, sans doute sur home trainer pour bien transpirer, et dormir. Après, nous sommes dans les Pyrénées. Je les connais bien… »

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